Autriche :
des infos aux 10 et 11 juillet
10 juillet :
  • Ingrid Newkirk, a exprimé aujourd'hui son soutien aux militants emprisonnés (on peut saluer au passage le travail d'Herma Caelen pour amener des personnalités à prendre publiquement position. ) Le texte d'Ingrid Newkirk peut être consulté ici
  • La déclaration (plaidoyer) de Martin Balluch lors de l'audition du 7 juillet a été traduite en anglais.
    Le texte de Martin contient entre autres la liste des délits imputés à "l'organisation criminelle" tombant sous le coup de la loi contre le terrorisme et le crime organisé :
    - 7 attaques à la bombe puante (dispositifs qui répandent une odeur désagréable là où ils sont déposés)
    - 7 cas de bris de fenêtres
    - 3 cas de graffitis
    - 2 cas de dommages à des cabanes de chasseurs et à des enclos (vides) de faisans.
    - 2 cas de sauvetages d'animaux (cochons et faisans) sans dégâts matériels
    - 1 lettre de menace

    C'est pour accomplir ces délits typiques de l'action décentralisée d'individus et groupes autonomes inspirés de l'ALF que le ministère public, pour justifier le recours à l'article 278a, invoque l'existence d'une organisation criminelle à structure hiérarchisée dont les 10 seraient membres.

11 juillet :

  • Le parti des Verts a tenté la méthode d'une question parlementaire urgente pour amener le Parlement autrichien à se prononcer, lire ici
    On a appris dans la journée qu'il avait échoué. Demande rejetée au motif que le Parlement ne peut se prononcer sur une affaire judiciaire en cours en raison du principe de séparation entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.
  • Dominique Joron lance l'idée d'organiser des concerts de soutien aux prisonniers.
  • Eberhart Theuer, avocat des détenus nous donne quelques explications sur la situation sur le plan juridique.
    Quelles règles régissent la détention préventive pour des prisonniers arrêtés au titre de l'article 278a du code pénal ("organisation criminelle") ?
    - Dans un premier temps la cours de première instance (après l'arrestation) délivre une autorisation de détention préventive de 14 jours
    - Ensuite, cette même cours a décidé une prolongation de 1 mois, puis une prolongation de 2 mois
    - La duré maximale de préventive est de deux mois, mais une fois cette durée écoulée, la cour peut décider de prolonger encore de 2 mois en invoquant le risque de récidive et de destruction de preuves.
    Et ainsi de suite tous les deux mois. Combien cela peut-il durer en tout ? Au maximum deux ans, mais la prolongation au-delà de six mois n'est possible que dans des circonstances exceptionnelles que, selon l'avocat, il serait scandaleux d'invoquer dans le cas présent.
    - chaque fois qu'un détenu en fait la demande, une nouvelle audition par le juge doit avoir lieu, dans un délais court.
    - Quand une décision de prolongation de la détention est prise, un recours en appel peut être déposé auprès de la cour de seconde instance. Aujourd'hui elle devait se prononcer sur le recours déposé lors de la première prolongation. Elle ne l'a pas fait. On espère que ce sera la semaine prochaine. Un second recours en appel (pour la seconde prolongation intervenue le 7 juillet) avec un dossier de 40 pages à l'appui, a été déposé auprès de la cour de seconde instance.
  • VGT remercie tout ceux qui ont manifesté leur solidarité. Voir cette page avec photos